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Cuivre

Dinanderie Marocaine : L'Or des Pauvres Forgé par les Maâlems

Dans les ruelles de la médina de Fès, le tintement des marteaux sur le cuivre résonne depuis l'aube. Les dinandiers frappent, repoussent, ciselent. Un seul plateau de thé peut demander trois semaines de travail.

Dinanderie marocaine - plateaux et théières en cuivre ciselé

La dinanderie, art du métal battu depuis le XIVe siècle

La dinanderie désigne l'art de travailler les métaux — cuivre, laiton, bronze — à la main, au marteau et au burin. Au Maroc, cet art s'est développé sous les dynasties mérinide à Fès, qui devient au XIVe siècle le grand centre métallurgique du Maghreb.

Les techniques ancestrales

Le repoussage

La feuille de métal est posée sur un support en bois. Le dinandier utilise des maillets et des poinçons pour créer des reliefs et des volumes. C'est ainsi que sont fabriqués les plateaux bombés, les théières, les bols.

La ciselure

Une fois la forme obtenue, le ciseleur grave les motifs décoratifs avec des burins. Les motifs géométriques arabesques, les calligraphies coraniques demandent une précision millimétrique.

Les pièces emblématiques

  • Le plateau de thé (siniya) : toujours rond, toujours ciselé
  • La théière : en laiton argenté, reconnaissable à son bec courbé
  • La lanterne marocaine : en cuivre découpé au burin, elle projette des arabesques lumineuses
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